Le préjudice de l’enfant né après l’accident.

 

Il s’agit d’un préjudice d’affection ou d’absence, obtenu récemment et pour la première fois, par nos avocats

En effet, malheureusement, un accident de la circulation est imprévisible.

Trop souvent, une jeune fille va perdre son époux ou conjoint alors qu’elle est enceinte de ce dernier.

En Droit français, cet enfant qui va naître sans connaître son père n’a pas de personnalité juridique lui permettant d’obtenir un préjudice d’affection.

Devant cette situation inhumaine et incompréhensible, les Avocats de notre Association ont plaidé l’existence de cette souffrance morale pour l’enfant qui naît après le décès de son père.

Il s’agit soit d’un véritable préjudice d’affection appelé aussi préjudice d’absence.

En effet, un enfant né après le décès de son père est considéré comme légitime, il va porter le nom de celui-ci.

La C.P.A.M. lui reconnait, à juste titre, sa qualité d’ayant-droit.

Cet enfant fait partie d’un foyer que l’accident a rendu monoparental.

L’accident l’a privé, à jamais, de son amour, de son soutien et de son réconfort.

Cet enfant ne peut manifester son affection qu’à un caveau, à des photographies ou bien lorsque sa mère lui parle de celui qui était son père.

Du fait de l’accident mortel dont il a été victime, son père ne le prendra plus jamais dans ses bras, il ne lui répondra lorsqu’il l’appellera, il ne le réconfortera pas dans les moments difficiles à venir, il ne pourra pas lui manifester sa fierté …

La peine et la souffrance de cet enfant sont bien réelles.

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